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Le Particulier
- 19.10.2001
La mode « coloc »
Effets Friends ou simple changement
de mentalités ? Ces dernières années, la colocation s'est
progressivement développée dans l'Hexagone. Contrairement
à l'Allemagne ou aux pays anglo-saxons dans lesquels - faute
d'aides au logement - le partage d'un local à plusieurs
s'avère un passage obligé le temps des études ou des premiers
pas dans la vie active, les jeunes Français ont mis du temps
à succomber à cette mode. Cela dit, les bailleurs ne leur
ont pas facilité la tâche et, aujourd'hui encore, nombre
de réticences demeurent. En effet, selon une récente étude
de la Fnaim, 63% des propriétaires réfractaires à la colocation
craignent des problèmes juridiques consécutifs au départ
d'un des occupants, 12% redoutent les nuisances sonores
et 23% des dégâts matériels. Tous ces écueils peuvent être
évités grâce à un contrat de bail soigneusement rédigé et
à un état des lieux des plus... pointilleux. D'autant que
les colocataires se sont aussi assagis. "La colocation "festive"
des années 1990, un peu caricaturale, a complétement disparu",
analyse Frédéric de Bourguet, fondateur du site Colocation.fr
et co-fondateur de Kel-Koloc.
Actuellement, les colocataires sont souvent de jeunes actifs
qui trouvent là un intermède entre le cocon parental et
la vie de couple. Avec, à la clef, la promesse d'un cadre
de vie agréable. Par ailleurs, si le risque de turn-over
des locataires est plus important sur des logements en colocation,
"la durée de vie d'une colocation oscillant entre quatre
et cinq ans, le bailleur peut régulièrement récupérer son
bien et augmenter le loyer. Il n'aurait pas cette opportunité
régulière en louant à une famille classique", souligne Frédéric
de Bourguet. CQFD
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