"The new generation" par Romain
1/4 d'heure pour connaître son futur coloc par Marie
Colocation en Nouvelle-Zélande par Alice
"La Coloc" par Romain
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"The new generation" (4.6.2003)

Bonjour à tous, me voici de retour (le 4 juin 2003) après avoir baptisé votre rubrique "témoignage" ("La coloc selon Romain").

J'ai quitté fin août 2002 ma première coloc à 5 car les propriétaires ont réinvesti leur appartement après 5 ans. Mais j'en ai recréé une autre à 4 cette fois ci depuis le 1er décembre 2002. Il m'a fallu 5 mois ! Pour cette seconde coloc j'ai été complètement à l'initiative de la création et il s'agit de nouveaux colocs (pour infos 3 de mes "derniers" anciens colocs ayant recréé de leur coté une autre coloc dès l'été 2002).

Juste avant de détailler cette nouvelle aventure juste un petit mot pour amender le témoignage "1/4 heure..." et l'utilisation de questionnaire. C'est une démarche originale et apparemment les candidats se sont prêtés au jeu. Cependant dans ce cas spécifique de coloc restreinte à 2 où une seule personne reçoit et décide il aurait été intéressant (mais cela a peut-être été fait en partie car elle parle de "3 amies" qui faisaient visiter) d'avoir pendant l'entretien d'autres ami(e)s pour multipler les impressions et les points de vue afin de décider sereinement. Ne pas être trop influencé bien sûr car ce n'est pas ses ami(e)s qui vivront ensuite quotidiennement avec le nouveau coloc. Revoir également les "finalistes" une seconde fois car la première impression peut être fausse (fatigue, "mauvais" candidat juste avant, ...).

But that's it, now. Place à ma seconde coloc, "the new generation" : Sébastien, Sandrine et Eva.

Après ma première expérience (bien que très réussie) je ne savais pas comment aborder l'"après coloc". Prendre un studio ? Seul ou avec une amie (amie) ? Trouver une jolie fille et vivre avec elle ? Acheter, louer ? Partir à l'étranger ? Intégrer une coloc déjà existante ? Recréer une nouvelle coloc ?

Pas mal de choix finalement. J'étais un peu perdu et sans doute un peu épuisé par ces 5 années en groupe et ayant besoin de me sentir un peu seul. J'ai donc commencé par chercher une coloc déjà installée (à 4 au minimum) mais je me suis aperçu que le "marché" avait considérablement changé depuis déjà 2 ou 3 ans bien que les démarches avaient déjà été délicates auparavant pour enclencher un mode de vie peu connu. J'ai utilisé dans un premier temps la toil en recherchant les "grandes" colocs. Je n'en ai visité qu'une seule (à 5) mais le contact ne passait pas et le loyer était élevé (600 euros). J'ai ensuite appelé des dizaines d'agences (la plupart raccrochant dès le mot "colocation" mais pas toutes cependant) et me suis même inscrit à une agence payante (150 euros) mais absolument rien jusqu'en septembre 2002.

J'espérait naivement qu'il me suffisait de me présenter (sans dossier mais avec passion) aux visites de très très rares appartements possédant 4 chambres ou plus et de trouver ensuite mes colocs. Mais ne repérant aucune place pour mon futur nid J'ai alors changé de tactique : il me fallait trouver les colocs avant toute chose et constituer un dossier sans faille (avec lettres de présentation et de synthèse des informations). Mais comment ? J'ai déposé une annonce "d'offre" sur Colocation.fr en donnant comme point de départ plusieurs pistes d'appartements ciblés et donnant rendez-vous à un Jeudi de la Colocation (fin septembre 2002).

J'ai alors constitué ma première coloc "virtuelle" en sélectionnant 3 autres colocs (1 G et 2 F pour assurer un équilibre indispensable). Pourquoi "virtuelle" ? Tout simplement car il me fallait remplacer les "départs" des colocs potentiels qui ne pouvaient pas tous attendre indéfiniment. En effet l'issue étant incertaine et non immédiate j'ai eu plusieurs fois des désistements pour cause de choix dans d'autres colocs plus petites ou finalement de choix d'un studio.

Je donnais pour cela rendez-vous dans des bars pour reconstituer au fur et à mesure mon équipe de choc (mon groupe de 4 a ainsi changé à plusieurs reprises). Nous étions ainsi par exemple une bonne douzaine un certain soir dans un bar australien rue St Denis...

L'objectif de ces rencontres était de se connaître et de constituer plusieurs groupes de recherche (pas seulement pour moi). J'ai ainsi capté Sébastien et Eva. Un autre Jeudi de la Colocation m'a permis de découvrir Sandrine et de compléter la dream team.

A partir de ce moment (oct-nov) nous avons visité "seulement" 5 apparts et à force d'insister j'ai réussi à convaincre une agence.

Enfin ! La fin d'année semblait plus propice aux opportunités car des "possibilités" apparaissaient en nombre non microscopique contrairement à la période Juillet/Septembre qui s'apparentait à un vrai désert. Mais à force de persévérance la quête du Saint Graal s'est achevée. Cela n'a pas été sans concessions de confort car en attendant de trouver un toit j'ai passé 1 mois dans une chambre de bonne minuscule au 6ième, 1 mois à l'hôtel et 2 mois sur le canapé d'un cousin patron de bar (merci beaucoup Alex).

Pour couronner le tout une équipe de télévision (M6, Zone interdite) m'a suivi pendant ma recherche, notre emménagement, la crémaillère et la vie de tous les jours de la Coloc. Pourquoi ? Pour contribuer à rendre "normal" et sans à priori ce regroupement des énergies : par exemple, le problème des loyers et d'argent en général étant très souvent le dernier élément de conflit ou de difficultés que rencontre une coloc et pourtant souvent mis en avant comme justification de refus par les agences.

Bonne chance à vous tous pour votre recherche et Vive la Coloc !


Romain

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1/4 d'heure pour connaître son futur coloc par Marie (24.12.2002)

Bonjour à toute l'équipe

Je m'appelle Marie. J'ai 21 ans. J'habite dans le 14ème arrondissement à Paris, dans un 65 m2 (avec terrasse) totalement neuf. Je cherchais un ou une colocataire, pour partager ce grand appartement avec moi (suite à la rupture avec mon fiancé).

J'ai passé une annonce sur votre site. En 2 jours, j'ai eu 50 appels!

Afin de répondre au mieux à cette demande, il a fallu que je m'organise. J'ai préparé un questionnaire, comprenant une vingtaine de questions. Comme par exemple : avez vous des frères et soeurs ou avez-vous déjà vécu en colocation (pour savoir si la personne qui est en face de moi a l'habitude de vivre avec d'autres personnes), qu'attendez-vous de la coloc? (simple partage d'appart ou amitié à long terme), goûts musicaux et culinaires... mais aussi : citez vos 3 principales qualités ainsi que vos 3 principaux défauts (ça se corse!)...

J'ai répertorié les piéces justificatives garantissant la solvabilité de mon futur coloc. J'ai établi un planning. Je rencontrais une personne toutes les 15 minutes, et ce, tout le week-end!

Le coloc potentiel commençait par une visite de l'appartement, accompagné de 3 de mes copines. Puis, il s'attelait à la table, dans la salle à manger, pour remplir le questionnaire. Et l'étape finale, entretien particulier en ma compagnie sur le canapé.

Nous avons pris énormément de retard. 1/4 d'heure pour connaître son futur coloc, c'est un peu court! Je n'avais pas intéret à me tromper de personnes : tout l'appartement était meublé (et pas des meubles de récup!), et full en éléctro-ménagers, TV, hifi et vidéo!

Les personnes que j'ai rencontré se sont vraiment laissées prendre au jeu : elles remplissaient le questionnaire avec beaucoup d'assiduité, ont apporté tous les justificatifs de solvabilité demandés, et s'amusaient de ma mise en scène!

La décision finale a été très dûre. Les questionnaires m'ont aidé à faire le point sur chaque personne... Mon choix s'est arrêté sur une petite bretonne, Céline, de 23 ans, qui commençait tout juste à travailler sur Paris.

Lors de ce week end, j'ai rencontré des gens géniaux. Des liens se sont crées. J'entretiens des contacts avec plusieurs personnes : mobile, mail, sorties... Lorsque j'ai annonçé aux autres colocs que mon choix s'était arrêté sur Céline, je me suis fait surprendre par certaines réactions : remerciements pour ma gentillesse, ma chaleur et mon accueil. Grosses déceptions (il y en a plus que ce que l'on croit). Il y en a même un qui a pleuré! Céline aussi a pleuré quand je lui ai annonçé la nouvelle!

Mon expérience de recherche de coloc a été très positive. C'est pourquoi je tenais à vous la faire partager. Et surtout à vous remercier, car j'ai trouvé Céline grace à vous. Par ailleurs, votre site est extrêmement bien fait. Il est agréable d'y naviguer. Alors continuez ainsi.

Bonnes fêtes de fin d'année à toute l'équipe et encore un grand merci.


Marie

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Colocation en Nouvelle-Zélande par Alice (2.9.2001)

Dans le cadre de mes études en école de commerce, je suis allée effectuer un stage de six mois en Nouvelle-Zélande. Comme dans tous les pays anglo-saxons, la colocation est la solution de logement privilégiée et ce, à tout age. Via une petite annonce au sein de mon entreprise, une de mes futures collègues a bien voulu m’accueillir en tant que colocataire. C’est ainsi que j’ai débarqué un 4 août à l’aéroport d’Auckland avec ma coloc m’attendant à la descente de l’avion.

Aucune garantie demandée : pas de loyer en avance, pas de salaire supérieur à 15000 francs, pas de caution parentale... L’important est d’avoir un bon feeling avec les autres coloc. C’est une question de confiance et de toutes façons si ca ne marche pas, on prend ses cliques et ses claques et en moins de deux jours on emménage dans une autre colocation. La coutume est de payer chaque semaine son loyer mano a mano. C’est plus souple et plus simple pour gérer son budget.

J’avais ma propre chambre dans une maison avec un grand jardin que je partageais avec deux autres colocataires pour 1500 francs par mois, bon plan ! Parlons un peu de mes colocs. J’ai donc passé six mois en compagnie de Glenyss, une collègue de 40 ans et de Dean, un autre colocataire de 29 ans. Qui prétend qu’il y aurait une limité d’age ? Pour ma part, j’avais choisi la colocation pour plonger dans la culture du pays sans risquer de me retrouver seule entre quatre murs.

Mon expérience s’est très bien passée, Glenyss et moi avons créé une véritable amitié et nous avons parcouru le pays entier à bord de sa voiture! Depuis mon retour, nous correspondons par mail et j’espère la revoir bientôt ! Quand à Dean, c’est le cas où un colocataire est là pour payer sa part de loyer sans s’investir personnellement outre mesure. Il n’avait pas les mêmes horaires que nous et était souvent sorti. Tout s’est très bien passé, mais nous n’avons pas conservé de lien après mon départ.

Il n’y a eu aucun conflit pendant notre colocation car dès le début nous avons instauré des règles de base : chacun paye sa part de loyer en temps et en heure, sans exception, et chacun possède sa propre étagère de frigo. Ainsi les deux principaux facteurs de conflit, la nourriture et l’argent, sont déjà désamorcés! Pour le ménage dominical des pièces communes, on retroussait tous nos manches. Il faut l’avouer, se sont souvent nous deux, les nanas, qui s’y sont collées mais Dean prenait en charge le bricolage et les boulots plus physiques. Nous n’avons jamais instauré de dîner commun, chacun ses clefs et son intimité. Par respect, on prévenait lorsqu’on devait s’absenter. Les personnes extérieures étaient admises sans problèmes mais nous préférions rencontrer nos amis à l’extérieur. C’était agréable de savoir qu’il y avait toujours quelqu’un à qui parler ou avec qui on pourrait aller boire un verre...

J’ai réellement adoré cette expérience et souhaite désormais la renouveler à Paris.

Il est vrai que les conditions sont différentes et les propriétaires d’appartement plus réfractaires aux groupes de "jeunes"! Mais il faut dire que les mentalités évoluent et déjà on voit fleurir sites Web et autres évènements dédiés à la colocation. J’ai par ailleurs assisté au premier Jeudi de la Colocation. Cela se passe dans un bar ou tous les colocataires potentiels se retrouvent, ainsi ont peut discuter directement avec les gens pour voir si on peut s’entendre. Il y a même des annonces d’appartement exclusives : on peut déjà avoir l’appart et les colocs en une soirée!

N'hésitez pas à me contacter si vous venez de Nouvelle-Zélande.

Alice

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"La Coloc" par Romain (6.6.2001)

Bonjour, désolé pour ma réponse quelque peu tardive mais j'ai enfin pu m'y mettre cet après-midi. Voici mon témoignage :

Je fais partie d'une coloc à 5. Elle existe depuis 3,5 ans et se terminera au plus tard dans 1,5 an (retour des propriétaires).
Je suis un des 5 fondateurs de "La Coloc". Ils ne se connaissaient pas et se sont trouvés par les moyens suivants : relations professionnelles, annonce église américaine et annonce Fusac.

Depuis il y a eu de nombreux départs et arrivées. Nous accueillons ce soir la 19ième coloc et je suis le dernier des 5 fondateurs.

En réaction avec vos différentes rubriques sur Colocation.fr :

1. Les colocataires ne sont pas nécessairement des étudiants et dans notre cas seuls 2 colocataires (sur 19) ne travaillaient pas (thèses).

2. Il faut au maximum éviter de "recruter" des amis. Sinon c'est le meilleur moyen pour les perdre. Cela permet aussi de voir de nouvelles têtes et des milieux divers.

3. Les colocations existent à plus de 4 (référence aux formulaires)

4. Notre moyen de recrutement pour remplacer ceux qui partent est le FUSAC.

5. Le premier arrivé n'est pas le premier servi et la propriétaire n'est pas consulté pour les entrées/sorties. La sélection est sévère (entre 20 et 40 entretiens pour une chambre). Et on vote. Chaque colocataire a le droit de poser son veto. On cherche avant tout une décision commune.

6. Création d'une restriction locale pour le téléphone. Chacun peut ou non décider de participer à la facture.

7. Les critères de sélection sont, mis à part l'âge et le fait de travailler, complexes ("feeling"). On doit pouvoir "vivre" avec le nouveau colocataire.

8. Il n'y a pas de repas commun programmé à intervalle fixe. Seulement des propositions. Il existe un mélange subtil d'indépendance et de vie commune. Il ne s'agit pas d'un hôtel.

9. Traditions :
a) A noël on dine à l'appart tous ensemble et on offre (et on reçoit) 4 cadeaux (à prix réduit).
b) Mega super fête au moment d'Halloween. Thèmes précédents : "Halloween" en 1997, "Petit meurtre entre amis" en 1998, « ça tourne rue richer » en 1999, "Extra terrestres" en 2000.

10. 2 équipes TV sont déjà venues nous filmer : M6 ("Unisexe") et France3 ("Alors heureux").

11. Les contacts se font souvent par e-mail car il y a rarement
5 colocs au même moment à l'appart.

12. Une femme de ménage vient 2 fois 2h chaque semaine (parties communes; pas dans les chambres). Cela évite de nombreuses frictions pour un coup raisonnable (150 FF par personne et par mois).

13. L'appart n'est pas (forcément) meublé et dans notre cas se pose la question de qui achète. Jusqu'à peu, les "grosses dépenses" était à la charge d'un seul colocataire (ex : lave-linge), mais depuis peu on divise. Par ailleurs chaque nouveau coloc doit participer aux objects communs pour remplacement lors des départs.

14. Il n'y a pas de "cagnotte" pour la bouffe ou autres. On fait
simplement les comptes à la fin du mois :
a) On note les dépenses dans un cahier ou "grand livre"
(5 colonnes : date, par qui, nature, montant, pour qui).
b) On synthétise dans un fichier excel qui permet de répartir de façon très souple les dépenses (division par 2, 3, 4 ou 5 par exemple).

15. Chaque coloc laisse 300 FF lors de son départ pour prévoir l'état des lieux final. Si rien n'est demandé cela servira à la dernière grande fête ou sera donnée à un organisme humanitaire.

16. Création (récente) d'un "Manuel de la colocation" dans lequel se trouve les informations utiles, l'historique, ... Il s'agit d'un manuel pratique. Pas humouristique pour l'instant. Mais je rajouterai ensuite certainement des photos et des "articles" pour un journal coloc.

En voici, le sommaire :

1. Introduction

2. Contacts utiles
2.1. Propriétaire
2.2. Annonce de recherche
2.3. Location shampoingneuse pour moquette
2.4. Ménage
2.5. Electricité
2.6. Téléphone
2.7. Assurance appart
2.8. Taxe d’habitation
2.9. Syndic

3. Comptes
3.1. Cahier des comptes ou "Grand livre"
3.2. Calcul du solde mensuel

4. Loyers
4.1. Loyer global
4.2. Caution
4.3. Comptes pour virement
4.4. Historique

5. Fonctionnement et répartition des tâches

6. Historique des arrivées et départs des colocs
6.1. Par ordre d’apparition
6.2. Arrivée et départs
6.3. Nombre de colocs
6.4. Durée de séjour (par durée; au 1er avril 2001)
6.5. Durée de séjour (par ordre de départ; au 1er avril 2001)
6.6. Durée de séjour (pour ceux qui restent; au 1er avril 2001)
6.7. Statistiques complémentaires (au 1er avril 2001)

7. Evénements

N'hésitez pas à me demander des précisions.

Romain

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